Photographie d'un intérieur cosy. Bougie allumée,  tasse de café, plante verte, table basse et canapé.
Stay home

“Il est aussi raisonnable de représenter une espèce d’emprisonnement par une autre que de représenter n’importe quelle chose qui existe réellement par quelque chose qui n’existe pas.” Daniel de Foe

Qui aurait cru, à part certains initiés, que nous serions face à une pandémie mondiale. Sans vaccins, sans d’autres recours que de réduire la libre circulation des personnes par un confinement contraint.

“La santé, c’est la liberté.”

Une économie en suspens, des villes endormies, des commerces fermés, certaines professions toujours en alerte et un flot de querelles avec pour toile de fond, le virtuel des réseaux sociaux.

Théories du complots, avis personnels divers et variés, délations avec vidéos et/ou photographies à l’appui, etc. Informations de sources douteuses alimentent le climat d’anxiété et de schizophrénie ambiant.

“Le 11 mai.”

Discours du président de la république, déconfinement “éventuel” en date du 11 mai 2020.

Déception pour certains, soulagement pour d’autres.

En outre, la prolongation de la solitude pour ceux qui n’ont pas de famille alentours et dont les contacts sociaux sont supprimés jusqu’à nouvel ordre.

Téléphone, télévision, radio, livres, seront les seules échappatoires possible à cette solitude contrainte et forcée.

Télétravail, chômage partiel et finances amoindries pour une majorité de personnes.

“Du positif dans l’adversité.”

Par ailleurs, en dehors de cette hécatombe sanitaire, cette période est une césure du sempiternel “métro, boulot, dodo.” Faire le point avec soi-même, méditer, se reposer, et ralentir le rythme.

Psychanalyse active et passive de sa vie. Rêverie, création, activités diverses et passer plus de temps avec son/sa partenaire, sa famille, ses enfants, seul(e)…

“Oui, mais après?”

Les sportifs se languissent des grands espaces et les surfeurs pleurent la perte de leur terrain de jeu favori.

Les travailleurs s’impatientent de la reprise de leur activité économique et appréhendent les conditions de cette dernière.

Les parents font face à un dilemme cornélien: protéger leur progéniture ou les renvoyer à l’école des savoirs ?

Quant aux autres, les esprits s’échauffent et s’affrontent sur les réseaux à coups de commentaires quant à “l’après” confinement.

Une privation de libertés, une augmentation du contrôle de l’état ont un impact direct sur notre façon de vivre.

In fine, cette question qui reste en suspens: “va-t-on pouvoir (re)vivre comme avant?”