Cela faisait un moment que je n’avais pas écrit et j’ai pensé retracer brièvement ce que s’est passé depuis mon départ d’Hossegor en passant par Gruissan, Orléans, et enfin Paris.

À bientôt les landes


Bizarrement, le déménagement s’est passé tellement vite que je n’ai pas réalisé que je partais si loin et que je ne reviendrais jamais dans cet appart, chargé de souvenirs.

Triste et en même temps heureuse de tourner une page. Adieu odeurs de chanvre et de chien mouillé dans les couloirs de la résidence, une nouvelle aventure commence!

Quelques semaines de latence dans l’appartement d’une amie. Le temps de terminer les dernières paperasses administratives, de surfer les breaks landais, d’apprécier le paysage et les lumières de novembre, et d’une dernière “petite” soirée à l’improviste. Dire au revoir à tout le monde (ou presque…) et prendre l’autoroute, la voiture chargée comme une mule et verser une larme en quittant une région chère à mon coeur.

Retour en terre connue

Quelques jours chez mes parents: petit surf, derniers rendez-vous santé, dîners entre ami(e)s et me voilà en train de préparer mon sac pour le grand départ.

C’est aussi sept ans de ma vie landaise, dans des cartons, stockés dans un local. Je n’ai plus de “chez moi”, de “petit nid” qui m’attend et c’est une sensation particulière. En préparant ma valise, j’ai aussi cette impression de seulement “partir en vacances”, et de rentrer dans peu de temps.

Nouveau départ

Train au départ de Narbonne, destination Paris puis Orléans pour six jours.

Beaucoup (trop) de bonne chère préparée avec amour par ma grand-mère. Les illuminations de Noël et l’ambiance de fête dans la ville qui me semblent pourtant tellement éloignées de mon futur à venir. Le temps passe vite, dans tout les sens du terme, et c’est bientôt l’heure de partir à nouveau.

Pour l’aéroport cette fois-ci, destination Charles de Gaulle. Aurevoir ému sur le quai de la gare. Train, RER, et arrivée à bon port.

Et cette vision, où le temps s’est arrêté pendant une minute… Une prise de conscience, dans le long couloir vitré qui me mène au terminal de l’aéroport, sur le tapis roulant, les avions me faisant face. “Ça y est. Maintenant j’y suis, c’est vraiment l’heure du départ.”